Poeme sur la Meuse.

Michel Fischer , Chanteur.

La Meuse.

J’ ai rencontré la Meuse par un matin de Mai

Elle était belle et tendre,lente et douce à jamais

Elle était amoureuse,flâneuse du bord des joncs

Effleurait des rochers descendus droit du ciel

Elle prenait son temps, s’ arrêtait tranquille

Au milieu d’une flaque de soleil argenté

Pour y faire et défaire une toile tachiste.

 

J’ ai rencontré la Meuse une soirée de Juin

Allumant le reflet de fenêtres tremblantes

Elle avait des langueurs bleues et terre de Sienne

S’ inventant une danse, s’ invitant à la mienne

Elle avait mis la Lune au fond de son regard

Elle m’ a pris la main la posant sur sa robe

Et m’ a dit ne pars pas et m’ a dit oh sois fou

Elle m’ aurait noyé dans son rêve jaloux.

 

Et j’ ai perdu ma Meuse au début du mois d’ Août

Elle était partie vers Liège ou vers je ne sais ou

Il ne restait qu’ un Fleuve pour bateaux m’ as tu vu

Plein de cris de moteur ou de relents d’ essence.

 

Ô ma Meuse de Mai, je te préfère à Liège

Que de te croire ici prisonnière, prise au piège

Vendant pour quelqu’ argent ce qui était ton corps

Notre île , notre soleil, l’ idée d’ y être encore.

 

Quand je t’ ai retrouvée toi, c’ était déjà l’ Hiver

J’ ai allumé le feu dans la grande maison

Et dans la chambre verte avant de te rejoindre

Par la fenêtre close

J’ ai regardé la bas au bout des champs gelés

La Meuse qui passait …

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